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Buste de VITALIS sculpté par son ami Lucien PRIGENT

Dessin du « Big boy » par VITALIS en 1937

Gouache d’une « chambrée » à Compiègne » peinte par VITALIS en 1943

Dernière palette de VITALIS à Plestin

Plaque tombale de VITALIS au cimetière d’Iligan City (Philippines)

Les repères biographiques sont repris de l’article « Macario Vitalis – peintre de la Bretagne (1898-1989) » du professeur Yves COATIVY, paru dans les Cahiers de l’Iroise n°221 – juillet-décembre 2015 (voir article complet en bas de page). Jusqu’à l’installation à Plestin-les-Grèves à la fin des années 1950, la biographie de VITALIS demeure imparfaite. Un travail avec le professeur Coativy est en cours de réalisation.

8 mars 1898 (ou 1897, comme l’indiquent les documents de l’immigration américaine ?) naissance de Macario VITALIS, fils d’Andréa VITALIS et Laura CRUZ, à Lapog (aujourd’hui San Juan), région Ilocos Sur des Philippines. Disposant d’un magasin, ses parents appartenaient à la classe moyenne. VITALIS fait sa scolarité à Lapog (primaire et collège), puis à Vigan (lycée). Durant ce temps, sont nés son frère Estolito (septembre 1901) et sa soeur Segundina CRUZ VITALIS (janvier 1913)

1918 : VITALIS quitte seul les Philippines pour les États-Unis, où il débarque à San Francisco le 20 juin 1918. Il étudie à l’École des beaux-arts de San Francisco (Californie) de 1920 à 1922, puis à celle de Philadelphie (Pennsylvanie) de 1923 à 1924. Pour payer ses études, VITALIS travaille, notamment dans des palaces comme liftier

1925 : après un possible passage par Londres, VITALIS arrive à Paris en août 1925 . Il s’installe à Montmartre, qu’il arpente, ainsi que le Pont des Arts, comme artiste (nombreux dessins de cette période). Ce sont des années financièrement très difficiles

vers 1935-1936 : VITALIS rencontre Camille RENAULT à Puteaux (92 Hauts-de-Seine). Il découvre cet étonnant personnage qui tient le restaurant « Big boy » (voir menu Liens utiles), où se réunit plus particulièrement le groupe cubiste de Puteaux dit de « la Section d’Or ». VITALIS apprécie plus particulièrement le peintre Jacques VILLON (voir menu Liens utiles) qui aura une grande influence sur l’œuvre de VITALIS

1938 : VITALIS découvre Plestin-les-Grèves en séjournant à Locquirec, en service pour le compte d’un mari suspicieux …

1941 : VITALIS est arrêté par les allemands en juillet 1941 et enfermé dans un stalag à Compiègne jusqu’en août 1944. Son arrestation est liée à sa nationalité américaine, les Philippines appartenant aux États-Unis de 1898 à 1946

1945 : VITALIS loge chez son ami Camille RENAULT, dans une chambre de bonne au-dessus du fameux restaurant « Big Boy ». C’est dans ce restaurant qu’il expose et vend ses toiles. Il fait partie « de la famille » (voir le bulletin consacré sur cette amitié). Il restera à cet endroit jusqu’en 1957

été 1946 : VITALIS redécouvre la ville de Plestin-les-Grèves, dans le Trégor breton, comme accompagnateur d’une colonie de vacances de la ville de Puteaux. Par la suite, il effectue régulièrement plusieurs courts séjours à Plestin, de 1947 à 1956

1957 : VITALIS s’installe définitivement à Plestin-les-Grèves, dans la soupente de la deuxième maison à gauche de la photo ci-contre. VITALIS continue aussi à retourner régulièrement à Puteaux, chez Camille RENAULT, qui propose toujours à vendre les toiles de VITALIS dans ses deux restaurants (le « Big boy » à Puteaux et le « Bateau de pierre » à Broué, en Eure et Loir)

Fin 1962 : VITALIS, qui continue à retourner régulièrement à Puteaux, chez Camille RENAULT, découvre à Paris la troupe philippine de danse « Bayanihan » à la fin de l’année 1962. Il assiste à toutes leurs représentations et sympathise avec la troupe. Fin 1962, il suit par bateau la troupe de danse de retour aux Philippines. C’est sa première retrouvaille avec son pays natal depuis 1918

Janvier 1963 : une exposition est organisée à Manille. Tous les tableaux exposés auraient été vendus à cette occasion. Déçu par ce retour, VITALIS revient sur la France au bout de cinq mois et débarque à Marseille en juin 1963. Il revient alors sur Plestin

1965 : VITALIS s’installe dans la maison de Guergay (lieu-dit de Plestin-les-Grèves), où il résidera jusqu’à son départ définitif vers les Philippines (mars 1986)

1967 : la commune de Plestin commande à VITALIS deux immenses tableaux pour orner les murs de la salle du conseil municipal

1975 : VITALIS est honoré « citoyen d’honneur » de Plestin-les-Grèves. C’est encore aujourd’hui la seule personne à avoir reçu cette reconnaissance. Touché par cette marque d’amitié, VITALIS organise un concours qui appelle la population de Plestin à choisir parmi 5 tableaux le portrait d’une plestinaise, qu’il offre à la mairie de Plestin.

Toujours en 1975, la maison de retraite commande trois très grands tableaux à VITALIS. Un nouveau concours – de critique cette fois-ci – est organisé auprès de la population plestinaise ( voir le bulletin n°4 sur ce sujet)

Avril 1982 : pour son 85ème anniversaire, VITALIS reçoit la visite de l’ambassadeur des Philippines en France. Une équipe de télévision philippine se déplace pour l’occasion. À cette occasion aussi, son ami sculpteur Lucien PRIGENT dévoile le buste de VITALIS qu’il offre à la commune de Plestin – et qui aujourd’hui se trouve exposé dans la nouvelle école maternelle de Plestin « Macario VITALIS »

Juillet-août 1984 : exposition rétrospective VITALIS à l’espace culturel « Ti an holl » de Plestin. Grand succès populaire

Juin 1986 : VITALIS quitte définitivement Plestin pour s’installer auprès de sa sœur à Iligan City (Philippines). Il reviendra deux fois à Plestin revoir ses amis lors de courts séjours, en 1987 et 1988

Août 1986 : grande exposition rétrospective VITALIS à Manille. Plus d’une centaine de tableaux sont exposés.

1987 et 1988 : VITALIS réalise deux nouvelles expositions à Manille. La première, en 1987, présentersa série « Galaxies ». La seconde, en 1988, réunit sa dernière série « Coconuts ».

8 juin 1989 : décès de VITALIS dans son pays natal, quelques mois après sa sœur. Ils sont tous deux enterrés côte-à-côte, dans le cimetière d’Iligan City

L’intégralité de l’article d’Yves COATIVY, le plus complet à ce jour sur la vie et l’œuvre de VITALIS, est accessible ici avec l’aimable autorisation de l’auteur et de la Société d’Études de Brest et du Léon (SEBL).